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Mossoul revient à la vie

Les habitants de la deuxième ville d’Irak reconstruisent après des années d’occupation et de conflit.

Story by United Nations Development Programme August 10th, 2017

Depuis le début des opérations militaires lancées en octobre 2016 pour la reprise de Mossoul, près d'un demi-million de personnes ont été déplacées. Après deux ans et demi de contrôle exercé par l'État islamique (EI), les maisons, écoles, établissements de santé et autres infrastructures vitales sont en ruines.

L'est et l'ouest de Mossoul ayant été libérés, l'Irak et ses partenaires internationaux doivent faire face à un défi sans précédent en termes de reconstruction et de relèvement.

Bâtiments commerciaux et résidentiels endommagés dans le quartier d'Aden à l'est de Mossoul.
« Je n'ai pas vu ma famille pendant trois ans, » explique Ibrahim Mustafa alors qu'il nettoye un rond-point près du quartier d'al-Zuhur. « Maintenant que je suis de retour, il faut que je puisse subvenir à leurs besoins. »

Le mécanisme de financement pour la stabilisation immédiate du PNUD (FFSI) appuie des initiatives de mise en œuvre accélérée dans 25 zones libérées, en accord avec le Gouvernement irakien.

Le mécanisme est financé par 23 bailleurs de fonds et met en œuvre plus de 350 projets—réparation des eaux usées, des systèmes d'électricité et d'assainissement, restauration des établissements scolaires et sanitaires— pour relancer l'économie grâce à des emplois accordés aux résidents.

Impacts de balles à l'entrée principale de l'hôpital Ibn al-Athir, à l'est de Mossoul.
« Nous nous entraidons, » dit Ibrahim. « Ici à Mossoul, tout a disparu, nos emplois, nos maisons ...Mais nous sommes toujours là. La reconstruction de notre ville est une façon d’apporter notre pierre à l’édifice. »
Des hommes nettoient les rues de Mossoul sous le programme « Argent contre travail ».

Un des plus grands établissements de santé de Mossoul, l'hôpital Ibn Al-Atheer a subi des dégâts considérables.

Des équipes de femmes appuyées par le PNUD ont récurré les murs noircis, décapé et balayé les sols, et elles ont aussi nettoyé les fenêtres de l'hôpital.

« Mon mari a été tué pendant le conflit, » explique Amira Saleh, l'une d'entre elles. « Je veux travailler ici autant que possible, pour faire vivre ma famille. »

Khalida Sabry, une autre travailleuse, déclare: « Nous sommes fières de redonner vie à cette ville. »

Amira Saleh nettoye une fenêtre à l'hôpital Ibn al-Athir.
Escaliers noircis par le feu à l'hôpital Ibn al-Athir, à l'est de Mossoul.
Khalida Sabry pose pour un portrait.

Les enfants et étudiants de Mossoul ont perdu plus de deux ans de scolarité sous l'occupation de l'État islamique.

« L'éducation est un pilier de la société, elle contribue à la construction du pays, » dit Najah Ismaeel, directeur de l’école de garçons de Gogjali.

Les étudiants sont rapidement retournés à l'Université de Mossoul après sa réouverture en mai 2017 pour nettoyer le campus et finir leurs examens. Fort heureusement, certains immeubles ont été épargnés ou n'ont subi que des dégâts mineurs.

Les cours ont repris à l'école pour filles de Gogjali.
Un étudiant revient à l'école pour les garçons de Gogjali.
Walid Amir pose pour un portrait à l'école pour les garçons de Gogjali.

Le mécanisme de financement du PNUD aide au relèvement de l'université, notamment en lui fournissant 50 générateurs, en déployant des équipes « Argent contre travail » pour nettoyer les sols, évacuer les débris, et reconstruire les dortoirs.

Deux étudiantes marchent entre les classes à l'Université de Mossoul.
Les ouvriers du programme « Argent contre travail » ont nettoyé la bibliothèque universitaire.
La bibliothèque principale de l'Université de Mossoul a été laissée en ruines après le passage de l'Etat islamique.
La représentante du PNUD en Irak, Lise Grande, dans une salle de gym utilisée temporairement comme bibliothèque.

En battant en retraite, les combattants de l'ÉI ont fait exploser les sept derniers kilomètres de la route principale menant à l'hôpital d'Al-Athbah. Depuis, les trajets en ambulance durent plus de 40 minutes, alors qu’ils n'en faisaient que 15 auparavant.

Une équipe soutenue par le PNUD n’a pas tardé à réparer cette voie indispensable pour donner accès aux soins médicaux aux patients gravement malades ou blesses.

Réparation en cours de la rue principqle de Mossoul vers l'hôpital d'al-Athbah.
Rodney Lifts, infirmier.
La réparation permettra de diminuer le temps de transport pour les patients.

Les réparations de la station de traitement des eaux d’As-Salamiyah située dans l'est de Mossoul ont été achevées en mai. La quasi-totalité des équipements, notamment les pompes à eau, les filtres et les bassins, ont été remplacés ou reconstruits et la principale ligne électrique entre As-Salamiyah et Hamdaniyah a été remise en état.

Des centaines de milliers de personnes de l'est de Mossoul ont de nouveau accès à l'eau potable.

Des travailleurs repeignent les murs dans l'usine de traitement des eaux d'al-Qasoor, à l'est de Mossoul.
Un travailleur à l'usine de traitement des eaux de Gubba, à l'est de Mossoul.
Les travailleurs trient les matériaux pour sauver tout ce qui peut être réparé.
Travailleurs à l'usine de traitement des eaux d'En-Salamiyah.
« Lorsque la station était en panne, toute l'eau qui provenait des tuyaux était si sale que nous étions obligés d'aller au fleuve pour chercher de l'eau, » explique Khalwa, une résidente d'As-Salamiyah. « L'eau est bien meilleure, à présent. Nous pouvons même boire au robinet. »
Khawla dans sa cuisine
Footnote: Texte: Lindsay Mackenzie et Sarah Jackson-Han/PNUD. Photos: Alex Potter et Lindsay Mackenzie/PNUD Irak
Mosul, Nineveh Governorate, Iraq