Le café péruvien est connu comme un produit de grande qualité sur les marchés de plus de 50 pays, notamment aux États-Unis, en Allemagne et en Belgique. .
Pourtant, le secteur du café péruvien fait toujours face à de nombreux problèmes et des milliers de petits exploitants, incapables de récolter le fruit de leur travail, continuent de vivre dans la pauvreté.
Au Pérou, la culture du café se fait principalement dans des entreprises familiales. Tous les membres de la famille jouent un rôle, et l’exploitation subvient aux besoins des ménages de génération en génération. Les femmes, employées en tant que productrices, dirigeantes d’associations et de syndicats, dégustatrices ou serveuses de café, sont devenues indépendantes dans leurs communautés et apportent des revenus à leurs familles.
La plupart des exploitations sont toutefois de petite taille : 85 % des producteurs travaillent sur des terres de moins de cinq hectares.
Le processus nécessite une main d’œuvre importante : les producteurs travaillent de longues journées, de la sélection de graines aux semis, de la gestion des cultures à la transformation après la récolte, du stockage à la commercialisation du produit.
Le café est cultivé sur les versants orientaux des Andes, entre 800 et 2 000 mètres au-dessus du niveau de la mer. S’il est malaisé pour les producteurs, ce terrain crée un breuvage riche et aromatique. La majeure partie de la récolte produit du café Arabica (Coffea arabica), qui inclut les cépages appelés Typica, Bourbon, Pache, Caturra et Catimor.
Le secteur du café continue de faire face à un certain nombre de défis, ce qui l’empêche d’accéder efficacement au marché mondial. Environ 77 % des producteurs gèrent leurs exploitations sans connaissances en gestion d’entreprise ou techniques. La plupart d’entre eux ont un accès limité au financement, ce qui signifie que nombre d’exploitations n’atteignent pas leur plein rendement.
Ensuite, des parasites et maladies tels que la rouille des feuilles du caféier compromettent gravement la production et grèvent les ressources des familles.
Les faibles niveaux de rendement mettent en péril la poursuite des opérations. Pour pouvoir être compétitif et tirer profit de leurs activités commerciales, les exploitants accroissent les pressions exercées sur les forêts amazoniennes.
Pour éviter que l’expansion de la culture du café dans le monde n’aggrave la déforestation, il est crucial de s’assurer que la production soit durable. Un écosystème sain – y compris le cycle de l’eau, le climat et la fertilité des sols – nécessite d’être entretenu pour conserver son équilibre. Conserver les forêts est également bon pour les affaires : cela signifie que le caféier restera productif pendant longtemps grâce à la pollinisation.
Le PNUD, avec l’appui du Secrétariat d'État à l’économie suisse (SECO), met en œuvre un Programme en faveur d’une économie verte, pour promouvoir une production durable, et augmenter la compétitivité du café péruvien tout en préservant les forêts et la riche biodiversité de la région.
C’est la raison pour laquelle le PNUD travaille avec les gouvernements à la réunion des secteurs public et privé, afin d’élaborer un Plan d’action national concernant le café. Les bénéfices seront triples : améliorer les moyens de subsistance des producteurs et de leurs familles, fournir au monde le meilleur café possible et préserver l’environnement naturel pendant des générations.
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