Atula, une agricultrice, et sa famille sont originaires de l’état du Nagaland au nord-est de l’Inde où jusqu’à récemment elle pratiquait un type d’agriculture connu sous le nom de « jhum ». Cette forme d’agriculture de subsistance sur brûlis était une pratique courante qui a perduré pendant des générations dans la région. D’autres familles comme la sienne cultivent la terre pendant deux ans au maximum, avant de l’abandonner. Mais, la dégradation accélérée de la terre et les pressions démographiques en Inde ne permettent plus de pratiquer le « jhum ».
Un programme conjoint entre le PNUD et le gouvernement du Nagaland initie les agriculteurs de subsistance comme Atula, à de nouvelles pratiques d’agriculture durable. Le programme a permis à Atula de produire des récoltes plus saines et de s’assurer un revenu régulier pour mieux subvenir aux besoins de ses trois enfants.
Grâce au programme, Atula produit maintenant de nouvelles cultures comme le gingembre et les pois qu’elle vend sur le marché, et qui lui procurent de nouveaux revenus. « Auparavant, la terre nous permettait de gagner à peine de quoi survivre, » déclare Atula. « Désormais, je gagne 400 roupies (7,20 à 8,20 dollars) par semaine en vendant des légumes sur le marché local.
Le projet pilote qui est étudié par d’autres districts au Nagaland et dans d’autres états du nord-est de l’Inde a permis à 4 000 ménages d’augmenter de 15 à 20 % leur revenu moyen.
Le projet a permis aux femmes d’accroître leurs revenus grâce à de meilleures pratiques agricoles et a favorisé leur plus grande participation au conseil du village. Par ailleurs, il a renforcé les groupes autonomes de la région auxquels participent 300 femmes. Les membres féminins de ces groupes qui ont suivi des formations de comptabilité et de gestion des comptes ont augmenté leurs revenus de 25 pour cent. www.undp.org.
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