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De meilleures conditions de vie

Réduire les mouvements migratoires en créant des opportunités locales

Story by United Nations Development Programme September 19th, 2016

S'adresser aux causes

Plus de 65 millions de personnes sont actuellement déplacées de force par la violence et les conflits, plus que jamais auparavant. La grande majorité - 40,8 millions de personnes, dont 17 millions d‘enfants - est déplacée dans son propre pays.

De nombreux migrants quittent leur pays à la recherche d‘une vie meilleure. Ils fuient la pauvreté, les catastrophes naturelles, les changements climatiques, la mauvaise gouvernance, la répression et l‘exclusion.

Pour éviter une crise plus sévère, le monde doit trouver des réponses durables aux causes profondes du déplacement, et soutenir les communautés d‘accueil. Des initiatives qui préviennent les conflits et préparent à la catastrophe sont gravement sous-financées. En même temps, la création d‘emplois et la participation des jeunes à la vie politique et à la société doivent devenir des priorités.

Nous devons investir dans le développement, la prévention des conflits et la solidarité mondiale.

Photo: Robert Few/PNUD en Afghanistan

SYriE

Six années de conflit ont eu un effet désastreux sur l’économie du pays. Le manque d’argent et de possibilités d’emploi sont les principaux défis auxquels sont confrontés la plupart des 6,5 millions de personnes déplacées à l’intérieur de la Syrie - environ 45 % de la population - ainsi que les nombreuses communautés d’accueil.

À la fin de 2015, 85,2 % de la population était plongée dans la pauvreté et plus de la moitié de la population active poussée au chômage. Quelques 2,3 millions d’emplois ont été perdus - jusqu’à présent. De nombreuses personnes déplacées ont épuisé leurs économies et ont dû vendre leurs biens ou réduire leur nombre de repas par jour. Des évaluations récentes montrent que 35 années de développement humain ont été éradiquées depuis le début du conflit.

Entre 2014 et 2016, les programmes du PNUD ont eu un impact bénéfique pour 4,5 millions de Syriens dans tout le pays. Nous aidons les communautés affectées à réhabiliter les infrastructures et restaurer les services de base, et, en 2015, nous avons fourni 44 000 emplois d’urgence à la fois aux personnes déplacées et aux communautés hôtes pour dégager les débris et de réparer les infrastructures telles que les conduites d’eau à Alep.

Restauration des conduites d'eau à Alep, Syrie.

Afghanistan

L’Afghanistan accueille plus d’1,3 millions de réfugiés et de personnes déplacées, tandis que 2,7 millions de personnes ont quitté le pays en 2015 seulement - ce qui en fait la deuxième plus grande source de réfugiés après la Syrie. Au cours des 11 dernières années, le PNUD a mis en place près de 4000 projets visant à promouvoir le développement durable pour environ 25 millions de personnes.

L’un de ces projets, la construction d’un simple pont pour promouvoir le développement économique dans les régions rurales de l’Afghanistan, a permis de scolariser plus de garçons et de filles à l’école primaire.

Photo: Sayed Omer Sadaat/ PNUD en Afghanistan
© UNDP / FREYA MORALES

Rd Congo

Environ un demi-million de réfugiés ont fui la violence et les conflits en République démocratique du Congo (RDC), et 1,7 millions d’autres sont déplacées internes. Pour favoriser le développement durable et éviter d’autres migration, nous soutenons l’établissement d’institutions plus fortes, promouvons l’égalité des sexes et la création d’opportunités économiques dans les communautés qui pourraient autrement voir aucun avenir pour leurs enfants à la maison.

Alice et Mado apprennent ainsi à construire et vendre des fourneaux. Plus de 750 femmes dans la province nord-est de l‘Ituri ont mis en place des coopératives agricoles et des petites entreprises dans le cadre d’un programme appelé «La paix est la voie du progrès», qui vise à stabiliser et à développer la région.

Photo: Audre Rossignol / PNUD en RDC

République centrafricaine

La violence sectaire qui a éclaté en mars 2013 a déraciné près d‘un million de personnes. Plus de la moitié de la population du pays, environ 2,5 millions de personnes, a un besoin urgent d’aide humanitaire, alors que plus de 60 % de la population vit dans l’extrême pauvreté. Nos priorités en RCA vont de la promotion de la cohésion sociale au soutien à la transition, y compris la réintégration des ex-soldats; la lutte contre l’impunité et la coordination de l‘aide.

En collaboration avec la MINUSCA, le PNUD a fourni à plus de 500 jeunes ex-soldats des possibilités de revenus pour la construction d’une maison des jeunes et de la culture. Ce projet soutient également les communautés d’accueil, qui seront en charge de la gestion du centre.

Photo: Jean Jonas Tossa/ PNUD RCA

Erythrée

L’Érythrée est confrontée à un grave problème de chômage des jeunes, ce qui incite bon nombre d‘entre eux à braver les risques de l’émigration à la recherche de meilleures perspectives. Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, 9 % de la population - a quitté le pays à la mi-2014.

Avec le soutien financier des gouvernements norvégien et japonais, nous donnons aux jeunes une formation professionnelle pour les aider à trouver un emploi. Plus de 1 500 jeunes ont participé au programme, dont 38 % de femmes. Près de 65 % des participants ont obtenu des emplois permanents.

La moitié des participants de cette classe de poterie, soutenue par la Norvège, le Japon et le PNUD, sont sourds.

Yémen

Depuis mars 2015, le conflit a tué 10 000 personnes, déplacé 3 millions et forcé 200 000 à se réfugier à l’étranger. Les services publics se sont effondrés, et les prix de base de la nourriture et du carburant ont grimpé en flèche. Ayant perdu toute source de revenus, de nombreuses familles sont incapables de payer ces nécessités. La moitié est confrontée à la malnutrition.

Nous travaillons à rétablir les moyens de subsistance, créer des emplois et promouvoir la cohésion sociale. Un nouveau programme d’urgence, en partenariat avec la Banque mondiale, va créer plus de 900 000 jours de travail et bénéficier à plus de 57 000 familles.

La jeunesse yéménite dans les communautés d'accueil telle que Hajjah acquiert des compétences cruciales.
Footnote: Texte: Silke von Brockhausen, Freya Morales, Adam Cathro | Contributions photo: Lamia Dib, Aimee Brown, Jean Jonas Tossa, Robert Few, Elizabeth Mwaniki, Aude Rossignol et Diane Maurissen