Il y a plus de gens en déplacement maintenant - 244 millions - qu’il n’y en a eu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Quelque 65 millions de personnes sont déplacées de force, y compris 40,8 millions de déplacés internes, plus de 21 millions de réfugiés et plus de 3 millions de demandeurs d’asile. La durée moyenne de déplacement a également augmenté : plus de 80 % des crises de réfugiés durent 10 ans ou plus; deux sur cinq durent 20 ans ou plus.
La plupart des communautés d’accueil se trouvent le plus souvent dans des pays en développement où les opportunités économiques sont rares et l’accès à la santé et l’éducation limité. Parfois, ces afflux massifs de réfugiés conduisent à des tensions sociales.
De la Turquie au Pakistan, de l’Ethiopie à la Jordanie, découvrez comment nous appuyons les 10 principaux pays d’accueil des réfugiés.
La Turquie accueille le plus grand nombre de réfugiés au monde, dont plus de 2,7 millions de Syriens. Environ 90 % d’entre eux vit au sein de communautés d’accueil, ce qui impacte le marché du travail local et met la pression sur les services de base. Au sud du pays il faudrait créer plus de 260 000 emplois - tant pour des Syriens que des Turcs - pour maintenir le chômage à un taux raisonnable entre maintenant et 2018.
Notre projet de formation professionnelle a déjà bénéficié à quelques 4 800 hommes et les femmes au cours des derniers 18 mois.
Le Pakistan accueille environ 2,5 millions de réfugiés afghans. Seuls 30 % d’entre eux vivent dans des camps, les autres ont emménagé dans les zones urbaines.
Notre soutien vise à améliorer les conditions de vie des réfugiés afghans et de leurs hôtes, en créant près de 20 000 journées de travail grâce à des programmes “Argent contre travail” et en assurant une formation de gestion professionnelle et d’entreprenariat à plus de 2 000 hommes et femmes. En 2015, plus de 56 000 personnes ont ainsi bénéficié de 323 projets d’infrastructure communautaire, tandis que 233 écoles et 21 établissements de santé ont été réhabilités, desservant plus de 38 000 personnes.
Les communautés d’accueil et les réfugiés sont souvent en concurrence pour l’emploi et les services de base. Au Liban, le pays avec la plus grande proportion de réfugiés par habitant au monde, nous nous efforçons d’améliorer les relations entre populations locales et les réfugiés afin de promouvoir la paix et la stabilité sociale.
Jusqu’à présent, nos travaux de réponse à la crise en Syrie ont soutenu 120 communautés vulnérables et atteint plus d’1,4 millions de personnes, les 3/4 libanais et les autres réfugiés de Syrie.
L’Éthiopie accueille actuellement un total de 741, 288 réfugiés et demandeurs d‘asile en provenance d’un certain nombre de pays, dont le Soudan du Sud, le Soudan, la Somalie, l’Erythrée et le Yémen. Avec le soutien financier du Japon, nous appuyons des activités génératrices de revenus et de restauration des moyens de subsistance dans la région de Gambela, qui accueille 270 000 réfugiés du Soudan du Sud.
Depuis 2011, près de 700 000 réfugiés ont afflué dans le pays, vivant principalement en dehors des camps. Cela a conduit à une pénurie de possibilités d’emploi dans les communautés d‘accueil et au manque de services de base tels que l’approvisionnement en électricité, l’éducation, la santé, l’assainissement et la gestion des déchets. Avec un taux de chômage des jeunes de 30 % et seulement 15 % des femmes participant à l’économie, la Jordanie était déjà en position de fragilité avant l’afflux de réfugiés.
Nous intervenons en aidant à la création de micro-entreprises et en donnant des formations professionnelles aussi bien pour réfugiés que pour les communautés d‘accueil. Des 450 jeunes chômeurs ayant reçu une formation, 83 % ont décroché un emploi, dont 72 % de jeunes femmes.
Le Kenya accueille plus de 360 000 réfugiés en provenance de différents pays voisins dans deux camps - Kakuma dans le nord-ouest et Dadaab dans le nord. Bien que les réfugiés reçoivent une aide internationale dans les camps, il leur faut partager des ressources telles que l’eau, les pâturages, le bois de chauffage et de jardinage avec les communautés voisines, suscitant conflits entre résidents et réfugiés.
Grâce à l’appui à la création et le lancement de petites entreprises, le PNUD et d’autres agences de l‘ONU ont amélioré les moyens de subsistance des communautés dans les régions du nord du Kenya. Depuis le début du programme en 2007, quelques 18 000 personnes ont un meilleur accès à l’eau, grâce à de nouveaux puits et d’autres méthodes de récolte et de stockage de l’eau. 15 000 fermiers ont reçu des outils et des semences adaptées aux conditions arides.
L’Ouganda a fourni refuge à des milliers de réfugiés au cours des quatre dernières décennies. Grâce aux politiques progressistes du pays, les familles réfugiées reçoivent une parcelle de terre, ce qui leur permet d’être autonomes rapidement.
Nous aidons les communautés d’accueil et les réfugiés à améliorer leurs moyens de subsistance, en les formant à de nouvelles compétences et en assurant une coexistence pacifique au travers du dialogue.
La position du Soudan au carrefour de la Corne de l’Afrique en a fait l’hôte de plus de 3,2 millions de réfugiés, demandeurs d’asile et migrants, temporaires et à long terme. Les ressources existantes sont souvent insuffisantes pour répondre aux besoins fondamentaux des populations d’accueil et du nombre croissant de migrants et de réfugiés.
Dans le cadre de nos efforts pour cultiver la cohésion sociale et encourager l’autonomisation économique des femmes et des jeunes, nous avons formé plus de 20 000 déplacées et originaires des communautés d’accueil dans l’État du Nil bleu à développer de nouvelles compétences, évitant ainsi le chômage, la migration ou l’adhésion à des groupes extrémistes.
En Irak, environ 3 millions de personnes déplacées internes ont fui leurs maisons dans le centre et le nord du pays, entraînant de graves répercussions économiques. Le prix des nécessités de base a augmenté de 30 % dans les zones urbaines et la concurrence pour l’emploi a conduit à l’hostilité et aux tensions entre les déplacés, les réfugiés et les communautés d‘accueil.
Nos initiatives vont de l’amélioration des services publics de base, à l’aide juridique pour réfugiés syriens. Dans les zones libérées d’ISIL PNUD aide à établir les conditions pour que les familles déplacées puissent rentrer. Cela inclut le soutien des micro-entrepreneurs comme celui apiculteur.
L’Afghanistan accueille plus d’1,3 millions de réfugiés et de personnes déplacées internes, alors que 2,7 millions de personnes ont quitté le pays en 2015 seulement - ce qui en fait le deuxième pays d’origine des réfugiés après la Syrie.
Nous appuyons le pays dans la lutte contre les causes de la migration, en construisant des institutions plus fortes, en protégeant l’environnement et en créant des opportunités économiques. Par exemple, à Alice Ghan, un camp pour déplacés internes situé à 1 heure de route de Kaboul, nous installons de nouvelles cuisines, des latrines et des murs d’enceinte pour assurer la sécurité, avec le soutien du gouvernement australien.
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