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AU ROYAUME DES MONTAGNES
Sécheresse, hausse des températures et conditions météorologiques extrêmes menacent le Lesotho
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Guère plus grand que la Belgique, le Lesotho abrite parmi ses montagnes, ses canyons et ses prairies l'un des bassins hydrauliques les plus importants d’Afrique, le berceau des rivières Senqu (Orange) et Tugela.
Cet écosystème afro-alpin est cependant aussi fragile que magnifique et se retrouve poussé à ses limites par la culture intensive, le surpâturage et la surexploitation des ressources naturelles.
La dégradation des terres crée un cercle vicieux qui contribue au changement climatique et amplifie les effets d'une pauvreté profondément enracinée : un Basotho (peuple du Lesotho) sur trois est confronté à des niveaux aigus d'insécurité alimentaire et plus de la moitié du pays vit sous le seuil de pauvreté.
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Face à ces difficultés cumulées, de petits cultivateurs comme Mme Maitumeleng Mabaleka luttent pour survivre.
« J'ai été sélectionnée comme agricultrice principale dans mon village pour aider d'autres ménages avec des conseils sur la production de légumes et la conservation des aliments. Je suis devenu un agent de changement. » - Maitumeleng Mabaleka, leader communautaire.
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Avec l'appui du PNUD et le financement du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), le gouvernement du Lesotho met en place des programmes d'incitation dans le cadre de son projet de réduction de la vulnérabilité au changement climatique (RVCC) (lien en anglais).
Ces incitations encouragent les agriculteurs à transformer leur façon de planter les cultures, d'élever le bétail et de gérer leurs ressources naturelles afin de réhabiliter et de protéger leur environnement.
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Maitumeleng Mabaleka a ainsi reçu un filet d'ombrage et un système d'irrigation au goutte-à-goutte qui lui ont permis d’améliorer la production de sa petite ferme d'un demi hectare et d’augmenter son revenu annuel de 2 000 dollars US en vendant des produits frais et des légumes en conserve.
« Dans le passé, ma production était faible en raison de la sécheresse et parfois des insectes, mais maintenant je peux récolter l'eau de mon toit et arroser mon jardin de manière efficace grâce à l'irrigation au goutte-à-goutte - une technologie relativement nouvelle. »
L'excédent de production stocké grâce à l'embouteillage et aux séchoirs solaires fournis par le projet lui permet en plus de se protéger contre les risques futurs – une prochaine sécheresse ou même une nouvelle pandémie.
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Le projet forme aussi des dirigeants locaux comme Chief Shoaepane à la gestion durable des ressources naturelles :
« Il devenait difficile de gouverner car les communautés voisines se battaient pour avoir accès à de meilleurs pâturages... Maintenant nous participons aux réunions trimestrielles des chefs de communauté et travaillons en étroite collaboration avec les propriétaires de bétail et les éleveurs. Nous encourageons aussi nos communautés à pratiquer le pâturage tournant et d'autres pratiques de gestion durable des terres. » - Chef Shoaepane
Selon lui, ces pratiques ont permis un retour de la faune dans la région et consolident la cohésion sociale.
« Nos enfants apprendront à connaître la faune qui reste au pays après l'extinction de certaines espèces… Il y a moins d'affrontements violents concernant les limites des villages et les droits de pâturage. »
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Avant l'arrivée du projet, M. Bataung Mafereka ne produisait que 800 dollars par an de choux et de légumes avec un terrain de 5 000 mètres carrés.
Avec les outils et un filet d'ombrage fournis par le projet, Bataung gagne maintenant plus de 1 600 dollars en moins de six mois en cultivant des tomates et il a même engagé quatre travailleurs pour soutenir sa nouvelle entreprise. Leur sécurité alimentaire sera assurée par la culture de maïs et d'haricots plus tard dans l'année
« La plupart des jeunes de mon village ont été obligés de partir et de chercher un emploi dans les villes, mais je vais rester ici avec ma famille pour prouver que l'agriculture peut résoudre nos problèmes économiques. » - Bataung Mafereka
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Un franc succès
Mme Mamorena Seqao pratique l'apiculture depuis quelques années maintenant, mais depuis qu'elle a recu un meilleur équipement et cinq nouvelles ruches, sa réputation est faite sur le marché du miel au Lesotho.
Grâce à l'amélioration de sa productivité, elle gagne désormais 1 600 dollars par an avec du miel biologique, les bougies de cire d'abeille et du propolis comme complément de santé.
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En vendant une grande partie de ses produits en Afrique du Sud, Mamorena est passée de productrice locale à femme d'affaires internationale dans un domaine traditionnellement dominé par les producteurs masculins.
« Les Sud-Africains aiment les produits du Lesotho car ils sont produits biologiquement... Cette année, j'ai reçu tellement de commandes pour ma propolis que j'ai dû l'acheter à d'autres agriculteurs locaux et la revendre à mes clients. » -Mamorena Seqao
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Les femmes jouent un rôle clé dans la réussite du projet - plus de 75% des participants sont des femmes. Dans cette optique, le projet travaille maintenant à la diversification des mesures d'incitation pour inclure les transferts d'argent liquide ainsi que des fourneaux à faible consommation de carburant, des packs d'énergie solaire et des cuisinières solaires.
Le projet RVCC est mis en œuvre par le Ministère des forêts et de la conservation des sols du Lesotho avec l’appui du PNUD et le financement du Fonds pour les pays les moins avancés.