Pour la première fois de l’histoire, l’Assemblée générale des Nations Unies a reconnu qu’un environnement propre, sain et durable est un droit humain universel. Le PNUD et ses partenaires mondiaux ont pris le temps de célébrer cette grande avancée et d’y réfléchir, avant de retrousser leurs manches et de se mettre au travail. Un travail qui consiste à traduire cette résolution capitale en progrès concrets pour la justice environnementale et les objectifs de développement durable.
Présidente de la Coordination des femmes leaders locales de Mésoamérique et l’une des conseillères principales de l’Association des artisanes Embera du Panama.
« Ce qui est différent aujourd’hui, c’est que nous disposons d’un document des Nations Unies qui engage la responsabilité de tous les États. Pour tous les peuples autochtones, il est essentiel de continuer à promouvoir notre cosmovision et notre spiritualité pour défendre notre mère la Terre. Il est temps de poursuivre le dialogue et de reconnaître effectivement les droits liés aux territoires et les bonnes pratiques des peuples autochtones qui contribuent à lutter contre les effets du changement climatique, et de décriminaliser les actes des défenseurs de l’environnement qui militent pour la vie. Il est tout aussi crucial d’élargir l’accès des femmes aux financements pour qu’elles puissent continuer d’œuvrer à la réduction des inégalités dans les territoires autochtones et parmi d’autres segments de populations. »
Étudiant et cofondateur du mouvement Fridays For Future Sénégal. Il travaille avec des organisations environnementales sur de nombreuses questions, notamment les effets néfastes de la pêche industrielle sur les communautés d’Afrique de l’Ouest.
« Je me félicite de cette résolution que je trouve fondamentale pour notre bien-être et celui de la planète.
Elle garantira la légitimité de notre combat et nous permettra d’adopter d’autres résolutions plus précises à l’encontre des entreprises polluantes. Cette résolution marque un tournant décisif pour la responsabilité à l’égard du changement climatique. Elle va porter notre combat, celui de la justice climatique.
Il ne reste plus qu’à veiller à ce que les États membres l’appliquent au même titre que toutes les autres résolutions importantes des Nations Unies. La prochaine étape consistera à faire du plaidoyer pour la suppression des subventions aux combustibles fossiles, qui sont dans une large mesure la source des perturbations climatiques. Ce sera mon cheval de bataille lors de la prochaine COP27 en Égypte. »
Représentante résidente du PNUD Paraguay
« J’éprouve une grande joie, de la satisfaction et de l’espoir. Ce qui est fondamentalement différent, c’est que nous avons désormais un socle sur lequel asseoir un consensus mondial sur l’environnement propre comme droit humain. Ce qui peut contribuer à éliminer les barrières culturelles ou les préjugés qui voient en la destruction et la contamination de l’environnement un problème purement local ou national.
Nous ferons tout notre possible pour que tous les groupes de populations, notamment les plus vulnérables, reçoivent des informations sur cette reconnaissance et puissent prendre davantage conscience qu’un environnement propre, sain et durable est un droit fondamental de tous les êtres humains.
Nous mettrons l’accent sur la communication, en particulier avec les peuples autochtones, en véhiculant cette information dans leurs langues. Les peuples autochtones se sont toujours battus pour montrer que la planète était notre maison à tous, préconisant de respecter la nature et d’en prendre soin. »
Faculté de droit de l’université Chulalongkorn et cofondateur du Thaïlande Clean Air Network
« Le Thailand Clean Air Network (Réseau thaïlandais pour la qualité de l’air) a été très heureux de l’adoption de la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies reconnaissant le droit à un environnement propre, sain et durable. Je mène des travaux de recherche pour la Commission thaïlandaise des droits de l’homme depuis 2017, et cette résolution importante apporte des éclaircissements sur ce droit inaliénable qui mettront fin à tout débat.
La résolution fait peser sur les États le devoir de respecter, protéger et réaliser ce droit pour tous les citoyens. Les citoyens ordinaires seront désormais rassurés en sachant qu’ils pourront exiger des comptes à leurs dirigeants pour négligence en cas de non-accomplissement de ce devoir. »
Militant pour le climat et fondateur de l’Association sociale pour le climat en Türkiye
« La reconnaissance d’un environnement propre comme droit humain par les pays vient soutenir le combat que les citoyens mènent dans le domaine de la protection de l’environnement. Dans les procès intentés à des entreprises pour des dommages causés à l’environnement, non seulement une décision sera prise concernant la pollution de l’environnement, mais les droits humains rentreront également en ligne de compte. C’est l’élément moteur qui poussera les entreprises à prendre conscience de l’environnement. »
Spécialiste de l’adaptation au changement climatique au Centre de prévision et d’applications climatologiques de l’IGAD
« La résolution ramène l’espoir tant attendu dans le débat sur le changement climatique, en particulier pour la Corne de l’Afrique confrontée à une crise induite par le changement climatique. Cela est particulièrement évident maintenant que la guerre en Ukraine semble avoir réorienté le débat dans l’hémisphère nord vers la nécessité d’un accès accru aux combustibles fossiles dans la quête de sécurité énergétique. La résolution renforce par ailleurs la position de l’Afrique sur les pertes et les dommages. En tant qu’Africaine, Je reste tout de même inquiète de ce que cela signifie pour un continent qui est pauvre en énergie et où l’utilisation des combustibles fossiles est le moyen le plus abordable d’accroître l’accès à l’énergie. Cette résolution pourrait-elle être utilisée pour pénaliser les pays africains, dont certains sont en train de découvrir les combustibles fossiles et pourraient utiliser les recettes qui en découlent pour s’adapter aux phénomènes climatiques extrêmes, ou les pays n’ayant pas accès à des énergies propres ou les capacités d’en produire ? J’attends d’entendre ce qui se dira durant l’Assemblée générale des incidences juridiques de cette résolution. »
Représentante résidente adjointe du PNUD Bolivie
« C’est une nouvelle incroyable parce qu’elle nous donne le sentiment d’évoluer. L’air pur, l’eau potable, la stabilité du climat ne sont plus seulement l’objet de politiques publiques intelligentes, mais aussi un droit. Beaucoup reste à faire cependant. Cette résolution n’étant pas encore juridiquement contraignante, nous devons déployer tous les efforts pour en faire un catalyseur d’action nationale, en assurant la cohérence avec les engagements environnementaux internationaux. Au travail ! »
Fondatrice et directrice de Clean Earth Gambia, organisation sans but lucratif dirigée par des jeunes.
« Ce qui est différent maintenant, c’est que les dirigeants du monde se rendent bien compte des dégâts causés par les facteurs de stress environnemental et l’impact que ceux-ci ont sur la vie des populations. Cela nous facilite la tâche pour échanger avec eux et les pousser à mieux financer l’action climatique, à adopter des politiques climatiques justes pour les femmes et les hommes et tenant compte des sexospécificités, et à associer les jeunes à la prise de décisions. En tant que militante pour le climat, je continuerai d’éduquer les communautés, de planter des arbres, de participer à nos solutions fondées sur la nature et à des initiatives prudentes pour mettre en œuvre des projets à l’épreuve du climat au profit des femmes, des jeunes et des communautés marginalisées. J’exigerai également des comptes de nos décideurs politiques et leur rappellerai de tenir les promesses climatiques. Je continuerai d’utiliser ma voix à l’échelle nationale et mondiale pour plaider en faveur de la justice climatique ! »
Directrice adjointe de l’Indonesian Center for Environmental Law
« C’est incroyable ! Je ne pensais pas que cela arriverait, venant de l’Assemblée générale des Nations Unies. Cela ne suffit pas encore, mais au moins maintenant, nous pouvons mettre de côté le débat sur la question de savoir si c’est un droit humain ou pas. Nous saluons les pays de l’hémisphère nord, qui prennent en fin compte des préoccupations des populations et adhèrent finalement à cette avancée. Nous remercions les pays de l’hémisphère sud qui n’ont eu de cesse de déployer des efforts supplémentaires pour convaincre les autres que le droit à un environnement sûr et sain est effectivement un droit humain.
Cette avancée représente bien plus qu’une disposition constitutionnelle. Nous devons la traduire en une politique nationale forte. Elle doit également être intégrée aux décisions politiques. Nous recommandons de procéder à une évaluation approfondie des politiques publiques pour nous assurer que chacune d’elle concourt comme il se doit au droit à un environnement sûr et sain.
En outre, nous invitons la génération future en Indonésie et dans le monde entier à être optimiste ! »
Le PNUD s’attache à aider les États membres à créer des écosystèmes plus sains et à permettre aux peuples de vivre en meilleure santé.
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