Il y a vingt ans, le nombre des infections au VIH atteignait un pic et la pandémie semblait impossible à contenir. Seuls quelques privilégiés pouvaient bénéficier des coûteux traitements alors disponibles.
Depuis cette époque, la situation a considérablement évolué. Des médicaments antirétroviraux plus abordables ont permis à des millions de personnes de vivre plus longtemps et en meilleure santé. La prévention et la couverture du dépistage ont progressé grâce à une sensibilisation et à des innovations dans le domaine de la santé.
« Les bons résultats obtenus dans la lutte contre le VIH à ce jour méritent d’être célébrés. Bien qu’il reste à faire, […] il importe de saluer cette réussite collective. »
− António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies, « Vers l’élimination du sida : état des progrès accomplis ».
Il convient toutefois de ne pas assimiler progrès à réussite.
Des obstacles sociaux, culturels et juridiques continuent d’entraver l’accès aux services de lutte contre le VIH. Ces difficultés se font particulièrement sentir dans les populations laissées pour compte.
L’efficacité des traitements antirétroviraux − qui rendent la charge virale indétectable chez les patients − explique en partie pourquoi, pour la première fois, les nouvelles infections par le VIH se produisent majoritairement en dehors de l’Afrique subsaharienne. Quatre-vingts pour cent de ces nouvelles infections concernent des personnes appartenant à des populations clés et leurs partenaires sexuels. Les populations marginalisées restent plus exposées au risque d’infection. Par ailleurs, si les infections ont plus reculé chez les femmes que chez les hommes, l’incidence du VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes reste trois fois plus élevée que chez leurs homologues masculins en Afrique subsaharienne.
Le PNUD œuvre pour vaincre le sida en tant que menace pour la santé publique d’ici 2030 au travers de sa fonction de coparrainant fondateur du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), dans le cadre de son partenariat avec le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et, plus largement, grâce au travail qu’il mène dans les domaines de la santé et du développement.