Des données fiables garantiront que l’aide soit fournie rapidement là où elle est le plus nécessaire. Le PNUD rassemble actuellement des images satellite étayées par des visites sur le terrain et qui seront accessibles à tous, afin que la planification à court et à long terme puisse répondre au mieux aux besoins des citoyens libyens.
« Nous observons ce qui se passe depuis le ciel », a précisé Fabjan Lashi, responsable du projet d’évaluation numérique au Bureau de gestion des crises du PNUD. « Nous devons de plus en plus nous appuyer sur ces outils en raison de la nature complexe des crises et bien souvent de l’impossibilité de se rendre sur le terrain. Grâce aux nouvelles technologies, nous pouvons intervenir plus rapidement et prendre des décisions éclairées ».
La réactivité sera en effet un élément déterminant dans les jours et les semaines à venir, alors qu’une potentielle seconde crise se profile.
« Les pluies arriveront peut-être dans quelques semaines et pourraient entraver encore plus notre accès, déjà limité, en raison du risque accru d’inondations et de glissements de terrain », a alerté Christopher Laker. « Il nous faut agir dès à présent pour déblayer les montagnes de décombres, entamer les réparations vitales des infrastructures d’approvisionnement en eau et d’assainissement, et garantir aux gens un revenu et l’accès à des liquidités, afin que les survivants ne soient pas confrontés à une seconde situation d’urgence ».
Les partenaires internationaux du développement peuvent soutenir les efforts des Nations Unies pour renforcer les capacités nationales en vue d'un effort de redressement et de reconstruction coordonné, transparent et compte tenu des conflits.