En juin 2022, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Sri Lanka a lancé un dispositif d’aide au secteur privé, afin que des fonds soient dirigés vers les secteurs de la santé et de l’alimentation − deux des secteurs les plus touchés par la crise économique. Ce dispositif, qui comporte trois modes de financement − un financement par les donateurs, des contributions du secteur privé et un mécanisme de financement participatif appelé Reconstruire le Sri Lanka (en anglais) − a permis à ce jour de recueillir plus de 3 millions de dollars. Achats de médicaments vitaux ou de maïs pour la culture, fourniture de semences indispensables devenues introuvables et programmes de sensibilisation aux bonnes pratiques pour cultiver un jardin familial font partie des activités mises en œuvre par le dispositif avec l’aide de partenaires − Agence japonaise de coopération internationale (JICA), Hemas Holdings PLC, Dilmah Ceylon Tea Company, Brandix Apparel Limited, Daraz Sri Lanka, Fondation Citi, Banque Amana − pour soutenir les efforts actuellement déployés dans le secteur médical et le secteur alimentaire.
« Cette année, nous avons diversifié nos cultures sur les conseils du PNUD. Nous avons planté du riz sur la moitié de nos terres tandis que sur l’autre moitié, nous avons cultivé des haricots mungo et du niébé à partir des graines que nous avions reçues, et la récolte a été bonne », relate Pradeepa avec soulagement.
L’intervention avait pour but premier de diversifier les revenus tirés de l’agriculture − en passant de pratiques traditionnelles basées uniquement sur le riz à des cultures plus diversifiées comme le niébé ou les haricots mungo, cultivés en dessous de petits réservoirs d’irrigation non cultivés − non seulement pour stimuler une activité agricole en berne, mais aussi pour garantir la sécurité alimentaire et augmenter les revenus des agriculteurs dans le cadre d’une relance de l’économie. S’appuyant sur les relations établies entre le PNUD et les communautés paysannes dans le cadre de projets d’adaptation au changement climatique mis en œuvre dans tout le pays, l’intervention menée en urgence a été bien venue pour aider les agriculteurs à se maintenir à flot. « J’ai réussi à vendre les haricots mungo à 540 roupies le kilo, ce qui m’a été d’un grand secours », explique Pradeepa tout en montrant fièrement sa récolte.