Le projet implique également la collaboration du ministère cambodgien de la femme, afin de prendre en compte les questions d‘égalité des sexes et de répartition des rôles homme/femme dans l’adaptation au changement climatique. L’objectif est d’autonomiser les femmes et d’encourager l’égalité des sexes.
« Je cultivais des légumes avant l’aide du projet, mais je ne m’en sortais pas bien parce que je ne savais pas produire d’engrais et je n’avais aucune connaissance technique en maraîchage », explique Kuy Samoeun. À présent, son activité est florissante et elle est à la tête du Groupement des usagers de l’eau de son village.
Une serre a été recommandée aux villageois pour empêcher l’engorgement du sol lors des fortes pluies. Bâches et filets ont été fournis par le projet et les paysans ont investi dans le reste de la structure. Grâce au soutien du projet, Mme Samoeun a également participé à deux déplacements en Thaïlande pour se former à l’agriculture intégrée. À son retour, elle a mis en pratique ses enseignements.
Les membres du Conseil communal du village se rencontrent régulièrement pour échanger sur les difficultés rencontrées pendant les inondations et les sécheresses. Au total, le projet aide 5500 foyers dans 32 communes, réparties sur 4 districts des provinces de Preah Vihear et Kratie. Plus de 60 % de ces foyers sont considérés comme vulnérables d’après les critères nationaux ( paysans possédant moins d’un hectare de rizière, veufs, les plus de 60 ans ou les familles de 5 enfants et plus). Les femmes représentent 60 % de ces foyers vulnérables.
Dans la province de Preah Vihear, Mme Roun March, du village de Tham Cheat, a également vu sa vie transformée. En cultivant près de sa maison des légumes qu’elle vend ensuite au marché local, elle arrive à gagner environ 20 000 Riels (5 US$) par jour.