« Je n‘ai plus de difficultés à payer à temps la scolarité de mes enfants », confie Moses Monje, un menuisier de Budadiri, près du Mont Elgon en Ouganda. Pour suppléer ses revenus, Monje produit du café et des cultures vivrières, une activité qu’il avait dû abandonner par manque de capital.
Comme nombre de villageois du district, Monje bénéficie maintenant d’un fonds d’épargne et de crédit lancé dans son village en 2012. Fruit d’un partenariat entre le Gouvernement et le PNUD, ce fonds s’inscrit dans le cadre du Programme d’adaptation écosystémique (EbA) en zone montagneuse, qui vise à améliorer les moyens de subsistance tout en protégeant les ressources naturelles.
Dans l’écosystème du Mont Elgon, l’intensification des pluies due au changement climatique, l’érosion des sols et l’envasement des rivières ont beaucoup réduit la productivité agricole du district.
Tout en s’efforçant d’améliorer la vie des agriculteurs locaux, le PNUD a initié - à travers le programme EbA - un fonds communautaire d’entraide pour le développement de micro-entreprises. Ce fonds renouvelable aide les communautés à adopter des pratiques agricoles durables pour atténuer la dégradation des terres.
Monje et neuf autres membres du groupement d’entraide des femmes de Budadiri (essentiellement composé de et dirigé par des femmes, mais ouvert aux hommes) ont fait partie des premiers à bénéficier de ce fonds.
Soixante-dix membres de 13 groupements de la localité ont reçu des prêts d’un montant total de 3.400 dollars pour lancer des entreprises agricoles de type EbA.
Avec 50 dollars, sa part du financement, Monje a acheté 300 plants de café et une vache. “ Dans son groupe, tous les bénéficiaires ont investi dans une activité durable,” explique-t-il. Monje espère tirer, à court terme, des revenus réguliers de sa plantation de café, dont la première récolte aura lieu dans quelques mois.
« Nous avons appris à économiser. Nous savons mieux cultiver la terre, » dit-il.
Le système de fonds renouvelable et d’épargne des groupements villageois a permis aux communautés d‘adopter des pratiques agricoles durables face au changement climatique. « Nous avons pu investir dans des activités telles que le commerce, l‘agriculture moderne et l‘agroforesterie, qui n’exercent pas trop de pression sur l‘écosystème montagneux », se félicite Monje.
A terme, les mesures adoptées sur le site de Budadiri devraient permettre de restaurer l’écosystème dégradé et générer des bienfaits écologiques pour la communauté, mais aussi des retombées économiques, sociales et sanitaires.
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