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Le point de rencontre entre les sables chauds du désert namibien et le courant froid océanique de Benguela abrite une biodiversité très riche et l’une des plus abondantes vies marines au monde.
Le grand écosystème marin du courant de Benguela (BCMLE) s’étend vers le nord en partant de l’Afrique du Sud pour longer les côtes de Namibie jusqu’en Angola.
Les biens et services de cet écosystème sont estimés à quelque 54,3 milliards de dollars par an. Mais si précieux qu’il soit, il est menacé de destruction par des activités humaines comme la pêche, le transport maritime, l’exploitation minière et la pollution terrestre qui détruit les habitats.
Jusqu’à il y a peu, la gestion durable du BCMLE et de ses ressources ne se faisait de façon intégrée ni dans chacun des pays ni dans la région même.
Pour y remédier, les dirigeants d’Angola, de Namibie et d’Afrique du Sud ont inauguré un projet de coopération. C’est ainsi qu’a été créée la Commission transfrontalière du courant de Benguela, la première du genre au monde.
La Commission prône une approche régionale coordonnée pour assurer la viabilité à long terme du BCMLE. La sauvegarde de ce riche écosystème aura des retombées bénéfiques pour l’économie et la société, sans porter atteinte à l’environnement.
Cette ressource étant commune à la Namibie, l’Angola et l’Afrique du Sud, il est fondamental que les trois pays en assurent la gestion.
Grâce à une série de projets financés par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), le PNUD a aidé les trois États à gérer ces précieuses ressources océaniques en tenant compte d’activités et d’intérêts économiques divergents.
« … En Namibie et en Angola, on a entamé des négociations pour un plan de gestion conjoint du stock halieutique , dont il faut souligner l’importance économique pour les deux pays. En Afrique du Sud, nous avons appuyé le développement d’une politique océanique qui englobe tous les secteurs dans un cadre de travail unique , » Nico Willemse, Directeur d’Énergie et Environnement, Namibie.
La Convention du courant de Benguela s’inscrit dans une perspective à long terme qui donne la priorité à l’utilisation durable des biens et services de l’écosystème tout en reconnaissant l’importance des moyens de subsistance.
Les politiques et règlements récemment instaurés comprennent des mesures qui assurent la viabilité des pêcheries (comme la suspension de la pêche pour permettre aux stocks de se reconstituer) ou la protection de la vie océanique (comme la création d’une zone marine protégée pour les espèces et habitats menacés), ainsi que des plans d’urgence pour lutter contre d’éventuelles marées noires.
Par ce travail en tandem et multisectoriel, l’Angola, la Namibie et l’Afrique du Sud sont en train de prendre des mesures cruciales pour assurer l’avenir à long terme de leurs économies et sociétés dépendantes de l’océan.
« Il est très important pour nous de faire affaire sur le long terme. Si nous commençons à envisager la surpêche comme cela s’est fait ces 20 dernières années dans beaucoup d’autres endroits, nous nous retrouverons sans travail après-demain , » Tomas Kjelgaard, Directeur exécutif, Melrus Food Processors.
Pour remédier à des décennies de gestion fragmentée et de surexploitation des ressources de l’écosystème de Benguela, il faudra un effort substantiel, soutenu et coordonné dans les années à venir. Une telle tâche exige une planification minutieuse, non seulement de la part des agences gouvernementales des trois pays en bordure du Benguela, mais aussi des parties prenantes locales et de la communauté internationale.
La participation des communautés et du secteur privé est essentielle pour mettre en œuvre les approches intégrées de gestion des ressources océaniques et littorales nécessaires pour qu’à l’avenir, le BCLME continue à nourrir les populations angolaises, namibiennes et sud-africaines.
Pour en savoir plus sur la Commission du courant de Benguela et ses activités, veuillez consulter le site suivant : www.benguelacc.org.
GEF contact: Patrizia Cocca, Communications Officer, pcocca@thegef.org
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