Nous avons déjà été témoins de ce genre de faute morale, dans le cadre de la réponse apportée à la pandémie de VIH, où le traitement des pauvres a accusé un retard de plus de dix ans sur celui des riches.
L’initiative pour un accès mondial aux vaccins contre la COVID-19, COVAX, menée par l’OMS, GAVI et l’UNICEF, a été créée pour veiller à ne pas répéter cette erreur.
Lancée en avril 2020, cette initiative internationale regroupe des gouvernements, des organismes de santé, des entreprises, la société civile et des philanthropes qui œuvrent à garantir un accès équitable aux vaccins anti-COVID-19.
Pourtant, quand bien même COVAX a distribué plus de 951 millions de vaccins, la constitution de stocks importants par les pays riches, le manque chronique d’investissement et les difficultés d’approvisionnement l’ont empêchée de réaliser son plein potentiel.
Le PNUD s’est engagé à travailler en étroite collaboration avec la famille des Nations Unies et ses partenaires pour s’assurer que chaque personne reçoive un vaccin anti-COVID-19 aussi rapidement que possible. C’est non seulement ce qu’il convient de faire, mais c’est aussi justifié sur le plan économique.
L’inégalité en matière de vaccins compromet la reprise. Elle pourrait coûter jusqu’à 1 200 milliards de dollars par an à une économie mondiale déjà mal en point, soit une somme suffisante pour fournir une protection sociale et des soins de santé de base à tous.
Au total, la Chambre de commerce internationale estime que l’économie mondiale risque de perdre jusqu’à 9 200 milliards de dollars.
Le PNUD s’efforce de faire en sorte que les vaccins ne soient pas l’apanage d’une minorité privilégiée. Nous collaborons avec le Fonds mondial pour préparer les pays à des crises telles que la pandémie de COVID-19.