L'année a été rude pour les familles du monde entier. Outre une pandémie qui a emporté des millions de vies, les effets socio-économiques plus larges de la COVID-19 ont annulé des décennies de progrès importants pour les plus vulnérables.
Le PNUD a renouvelé son engagement à « reconstruire l'avenir en mieux », en travaillant avec ses partenaires à tous les niveaux de la société pour s'assurer que les gens disposent des moyens de vivre dans la dignité, des compétences et des ressources pour se remettre des crises et vivre une vie épanouissante.
Voici quelques-unes de leurs histoires.
« Je ne suis pas libre tant qu’une femme reste prisonnière, même si ses chaînes sont très différentes des miennes » - Audre Lorde
La vocation de Khowla Mohamed Abdow s'inspire des mots de la militante afro-américaine des droits civiques, Audre Lorde. À 25 ans, elle coordonne le Centre de médiation selon des modes alternatifs de règlement des conflits de Baidoa, en Somalie, un établissement du ministère de la Justice soutenu par le PNUD. C’est là que les habitants peuvent venir chercher de l’aide à la résolution des litiges.
Plus jeune, Khowla a dû fuir avec sa famille au Kenya pour échapper à la guerre civile.
Même à 18 ans, elle savait que la société pouvait être meilleure et elle voulait y être pour quelque chose. « J'entendais mes parents, relayés par la radio, me raconter que les femmes étaient maltraitées et qu’elles étaient forcées de se marier », raconte-t-elle.
Lire l’histoire complète : Une jeune femme pour diriger le règlement de conflits
« Étudier à distance, c’est compliqué. Maintenant que nous sommes de retour en classe, je peux poser des questions et je comprends mieux mes matières », déclare Zena Khalid, 13 ans.
L'école secondaire pour filles Al-Haj de Mossoul a rouvert ses portes après avoir été fermée en raison de la pandémie de COVID-19. Ce fut une période difficile pour les filles et leurs enseignants.
Toute une génération de jeunes élèves irakiens comme Zena ont vu leur école fermer à cause de la pandémie de COVID-19. Avant cela, l’école avait été gravement endommagée pendant le conflit avec l’État islamique. Elle compte parmi les centaines d’écoles qui ont été reconstruites et rénovées grâce au mécanisme de financement pour la stabilisation du PNUD.
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Discriminée pendant toute sa carrière parce qu'elle était rom, Angela Radita s'est portée volontaire pour une campagne d’information des électeurs soutenue par le PNUD en Moldavie. Cela l'a incitée à se présenter aux élections.
Malgré des préjugés profondément ancrés à l'encontre des Roms et des femmes occupant des postes à responsabilité, un nombre record de 12 Roms ont été élu(e)s. La politique a longtemps été considérée comme moins accessible aux groupes minoritaires et aux femmes. Les normes patriarcales rendent le parcours d'une femme dans l'espace public plus difficile et plus scruté. Et les Roms ont longtemps souffert de discriminations et d'exclusion. Angela a brisé ces deux barrières et est déterminée à faire changer les choses.
« Les problèmes que je vois tous les jours me donnent envie de voir ce que je peux faire. J'espère que j'apporterai un changement positif, tant pour les femmes roms que pour les autres femmes. En Moldavie, nos destins se rejoignent », dit-elle.
Lire l’histoire complète : « Je ne voulais pas être mariée à 14 ans » (en anglais)
Le mot Socotra signifie « île de la félicité » en sanskrit. C'est le nom d'une île yéménite située au sud de la péninsule arabique – une plaque tournante pour les vacanciers internationaux qui profitent de paysages à couper le souffle et d’une faune fascinante, comme de la plongée, du snorkeling et du trekking.
Ses habitants ont souffert à la fois d'un manque de visiteurs dû à la guerre civile au Yémen et d'un climat de plus en plus extrême.
En partenariat avec la Banque mondiale, le PNUD et le Fonds social pour le développement, les communautés de Socotra envisagent un avenir plus radieux pour ce paradis isolé, avec de meilleurs services, plus d'emplois, de nouvelles compétences et une stabilité financière accrue.
Lire l’histoire complète : Bâtir la résilience sur l'« île de la félicité » (en anglais)
Quel est le plus tragique : ne jamais trouver sa véritable identité ou ne pas pouvoir l’affirmer ?
N’importe quelle personne transgenre au Pakistan pourra vous raconter d’innombrables histoires de cruauté, d’oppression et d’exploitation. Quand bien même, en 2009, un arrêt historique de la Cour suprême pakistanaise a reconnu le caractère non binaire de l’identité sexuée sur la carte nationale d’identité informatisée, ce n’est qu’en 2018 que la loi a accordé davantage de libertés et de droits aux personnes transgenres.
Le PNUD Pakistan travaille avec la communauté transgenre pour donner une voix à ses luttes et aide les communautés à réaliser que le concept de genre dépasse les frontières rigides d'une société patriarcale.
Lire l’histoire complète : La question de l’identité
Basanti Sethy, veuve de 71 ans vivant à Bhubaneswar, en Inde, a découvert un nouveau monde grâce son smartphone. Un monde qui lui permet de ne pas avoir à sortir de chez elle pour faire ses courses.
« J'ai commencé à utiliser Ola pour réserver un trajet en voiture et j'ai commencé à payer en ligne mes factures d'électricité et autres en utilisant PhonePe », se réjouit-elle.
La pandémie a souligné l'importance cruciale de combler la fracture numérique. Le boom des smartphones en Inde devrait atteindre 829 millions de personnes d'ici 2022.
Le PNUD travaille avec le gouvernement de l'État d'Odisha pour soutenir l'alphabétisation numérique et également financière, en déployant des volontaires locaux et des organisations de la société civile.
Lire l’histoire complète : La culture numérique ouvre un nouveau monde en temps de COVID-19 (en anglais)
Avant que le cyclone Idai ne balaie le Mozambique en mars 2019, Cecília vivait dans une maison en terre dans une zone inondable avec ses quatre enfants et trois de ses neveux. Elle travaillait dans l'agriculture et vendait ses produits pour générer des revenus. Mais après l'une des pires catastrophes naturelles jamais survenues dans l'hémisphère sud, qui a touché 1,8 million de personnes et fait des centaines de morts, elle a dû repartir de zéro.
« J’ai perdu ma maison et mes documents à cause du cyclone. Je n’avais pas d’argent et nulle part où vivre. Je devais trouver un moyen de rebondir », explique-t-elle.
En collaboration avec les donateurs et le gouvernement du Mozambique, le mécanisme de relèvement du PNUD aide Cecília et sa famille en construisant une nouvelle maison et en offrant aux membres de la communauté des moyens de gagner de l'argent.
Le Mozambique est en première ligne du changement climatique, et la famille de Cecília dispose pour la première fois d'une solide maison en béton.
« Je vois les matériaux qu’ils utilisent, et je peux constater une grande différence », dit-elle.
Lire l’histoire complète : « Là où il y a de la vie, il y a de l’espoir »
L’insouciance n’est pas un mot que Dea pourrait associer à son enfance.
25 ans après la guerre qui a laissé des mines à travers la Bosnie-Herzégovine, le pays a travaillé dur pour réduire la quantité de terres contaminées par les mines. Et grâce à une initiative de l'Union européenne, le PNUD et ses partenaires ont mis au point une application mobile qui permet aux citoyens et aux visiteurs de connaître et d'éviter les zones encore dangereuses.
Aujourd'hui âgée de 20 ans, Dea est étudiante en informatique. Chaque jour, sur le chemin de l’université, elle passe près de la zone où des opérations militaires ont eu lieu dans un passé encore récent. Mais elle espère que les générations futures n'auront pas les mêmes inquiétudes qu'elle en grandissant.
« J’espère que mes enfants et ceux des autres auront une enfance heureuse et insouciante et qu’ils ne s’inquiéteront pas qu’il leur arrive quelque chose », déclare Dea. « J’espère que leur enfance sera l’inverse de la mienne, qu’ils pourront explorer et se réjouir autant qu’ils le souhaitent ».
Lire l’histoire complète : Il y a une application pour ça
Le Pérou est un pays hyperdivers, soit l’un des plus riches en diversité biologique au monde. Mais malgré ses nombreuses ressources, quelque 4,5 millions de personnes sont confrontées à une grave insécurité alimentaire. Le changement climatique, les méthodes agricoles et de pêche non durables, les faiblesses des infrastructures et des chaînes de transport, ainsi que la perte des connaissances ancestrales y contribuent.
Plusieurs communautés progressent vers la durabilité des systèmes alimentaires, tout en créant du développement pour elles-mêmes et pour le pays dans son ensemble.
Lire l’histoire complète : De la durabilité des systèmes alimentaires au Pérou (en anglais)
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