Les revenus agricoles sont les plus durement touchés, et les États et les régions où le conflit s’est intensifié sont les plus affectés. On assiste à une migration galopante, souvent la seule issue possible pour des personnes qui ont épuisé toutes les autres options. Face à une situation aussi précaire, il devient difficile pour les organismes de développement et les organisations humanitaires de savoir où concentrer leurs interventions.
Pourtant, malgré ces difficultés redoutables, les populations du Myanmar, résilientes, cherchent des moyens d’améliorer leur vie et celle de leurs voisins, certains en créant de nouvelles entreprises, d’autres en luttant pour la protection des précieuses mangroves du pays, entre autres mesures. Le PNUD les accompagne dans leurs efforts, en particulier les plus vulnérables.
Une enquête conjointe du PNUD et d’ONU Femmes a révélé que les femmes subissent une part disproportionnée des conséquences négatives de cette situation désastreuse : leurs revenus s’amenuisent, les possibilités d’emploi diminuent considérablement pour elles, la charge de travail non rémunéré augmente et l’insécurité et la peur prennent de l’ampleur.
Daw Tin Mar Win, qui même avant la crise avait du mal à trouver suffisamment de travail à la journée, s’est désormais lancée dans l’élevage caprin et transmet déjà son savoir-faire à ses enfants.