« Les membres des AVEC identifient des domaines dans lesquels les petites entreprises peuvent profiter à des individus et à leurs communautés », explique Adel. Les choix les plus courants sont la couture, l'apiculture, l'installation solaire et l'élevage de bétail, ou encore le tissage de ma'awiz.
Arif Masoud, 37 ans, membre de l’AVEC d'Al-Qimah, est aujourd'hui un excellent tisseur de ma'awiz. Il rayonne de fierté lorsqu'il parle de la joie qu'il éprouve à partager ses créations avec ses amis. « C'est un excellent moyen de se faire connaître. À l'avenir, j'envisage de vendre mes ma'awiz directement aux personnes que je connais, car je peux obtenir de meilleurs prix qu'au marché », ajoute-t-il.
Nabil Al-Quradi, 43 ans et père de six enfants, est apiculteur depuis de nombreuses années, mais continue de trouver avantage à être membre de l’AVEC d'Al-Ama. « La formation que j'ai reçue a été extrêmement utile », affirme-t-il. « J'ai appris de nouvelles pratiques apicoles, comme la fabrication de nourriture pour les abeilles en hiver et l'utilisation de remèdes naturels pour garder mes abeilles en bonne santé. » Grâce au financement dont il a bénéficié, Nabil a pu investir dans des ruches supplémentaires et sa production de miel a augmenté de 30 %.
Noman, membre d'une AVEC qui a appris à installer et à entretenir des équipements solaires, affirme que la formation l'a aidé à pouvoir prendre en charge sa famille et a des retombées durables sur l'ensemble de sa communauté.
« Participer, c'est comme ouvrir un compte en banque », déclare Noman. « L'épargne accumulée assure la sécurité financière de ma famille ».
Dans un village rural non raccordé au réseau public d'électricité, son travail lui permet d’assurer l’accès à des infrastructures essentielles. « Avant, les gens se voyaient obligés de faire appel à des ingénieurs d'autres régions pour installer des systèmes solaires, ce qui était coûteux et peu pratique », explique-t-il. « Aujourd'hui, je peux fournir aux villageois des services de haute qualité ici même. »