Des médias libres et indépendants constituent un pilier essentiel des sociétés justes, pacifiques et inclusives. Ils obligent les puissants à rendre des comptes. Ils permettent aux voix marginalisées de se faire entendre. Ils donnent aux citoyens les informations nécessaires pour prendre des décisions dans leur propre intérêt et celui de leur communauté, par exemple lorsqu’ils décident pour qui voter.
Ce travail peut être dangereux. Surtout dans les zones de conflit et, pour les femmes journalistes, presque partout, y compris sur Internet.
Et le paysage médiatique évolue rapidement. Les réseaux sociaux ont donné une voix, et une caméra, aux journalistes citoyens pour rendre compte des questions qui les touchent personnellement.
Toutefois, cette forte augmentation des informations disponibles n’est pas sans inconvénient : la désinformation et la mésinformation sèment la confusion sur toutes les questions importantes auxquelles nous sommes confrontés, qu’il s’agisse de la crise climatique, des conflits, des vaccins ou du niveau mondial de défiance à l’égard des systèmes politiques.
Dans le même temps, les réseaux sociaux entraînent une perte dramatique de chiffre d’affaires pour les médias traditionnels, ce qui contribue à une concentration de la propriété dans ce secteur.
En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, le PNUD rend hommage aux journalistes qu’il soutient, jeunes et adultes, professionnels et citoyens, régionaux, communautaires et autochtones, ainsi qu’au travail essentiel qu’ils accomplissent pour dire la vérité sur la crise climatique et pour soutenir et renforcer les sociétés à l’aide d’informations fiables et exactes.