Même avant la guerre, Gaza était confrontée à des problèmes de gestion des déchets, produisant un volume stupéfiant de 1 700 tonnes de déchets par jour pour seulement deux décharges principales. Par exemple, avant la guerre, 3,9 millions de tonnes de déchets étaient éliminées dans la principale décharge de Johr Edeek, dans le nord du pays, et les déchets empilés avaient une hauteur de 20 à 35 mètres au-dessus du sol. Cette décharge fonctionne au-delà de ses capacités depuis des années et les ordures y sont brûlées fréquemment faute de ressources, ce qui soulève de plus en plus d’inquiétudes quant aux effets environnementaux, sanitaires et sociaux néfastes de cette pratique.
Dans la bande de Gaza en général, le nombre de véhicules de collecte de déchets solides est passé de 112 à 73 entre 2017 et 2022 ; ces véhicules étaient en majorité vétustes et d’une qualité et d’une quantité insuffisantes pour répondre aux besoins, un véhicule desservant 21 000 habitants et un éboueur desservant 3 343 habitants.
La guerre a causé davantage de dégâts, paralysé l’infrastructure vitale de la collecte de déchets et exacerbé une situation déjà désastreuse. Les véhicules de collecte de déchets, les installations et les centres de traitement des déchets médicaux ayant été détruits, les municipalités doivent se démener face à l’escalade de la crise.