C’est ainsi qu'elle est revenue, mais cette fois, pour rester, après avoir hérité du domaine.
C’est ce lien indestructible avec la terre qui l’a amenée, après avoir été témoin d’années de pratiques de surexploitation, à s’engager à laisser la terre en meilleur état pour les générations futures. « C’était une question d’éthique, pour laisser cet endroit en meilleur état [...]. Produire ne me suffisait pas », souligne-t-elle, fidèle à sa vision profonde de la responsabilité et de la durabilité.
L’Uruguay dispose de 16,4 millions d’hectares de terres à vocation agricole, ce qui représente plus de 90 pour cent de son territoire. Cependant, l’exploitation intensive des terres a eu de fortes répercussions, comme la dégradation des sols. À cela se sont ajoutés les effets changement climatique, comme les sécheresses plus intenses et plus longues, et la situation s’est encore aggravée. Dans ce contexte, l’exploitation responsable et durable des espaces naturels peut être la clé de la protection des écosystèmes, tout en favorisant la régénération des sols, la biodiversité et la pérennité de la production à long terme.